►► Etape 5

ETAPE 5 :  SAINT-PALAIS – PASAI (Espagne)
du 04 au 07 septembre
 
Journal

4 septembre : de Saint-Palais à Hélette
29 km d’aventure sauvage ! Il y a eu un bel orage cette nuit et il a plu à verse pendant quatre heures. Mais il ne pleuvait plus au petit déjeuner. J’ai dit au revoir aux autres qui partaient pour Saint-Jean-Pied-de-Port via Ostabat, et munie de mon descriptif et de ma bonne volonté, je suis allée de mon côté, encore seule ! Ça n’a pas toujours été évident, les chemins étant détrempés et glissants. J’ai perdu 2 fois la balise de liaison et j’ai fait au moins 4km supplémentaires, mais quels paysages ! Il y a de sacrées grimpettes mais arrivé là-haut, on domine le monde. C’est magnifique ! Pour ce soir, je suis au gîte d’Hélette avec un Écossais qui est parti il y a 2 jours de Bayonne vers le Camino Francès. Soirée atypique avec Lenzees (?) qui porte un sac deux fois plus gros que le mien et qui s’est fabriqué une guitare en kit, car il ne peut pas s’en passer. J’ai eu droit à la sérénade. C’était joyeux…

5 septembre : de Hélette à Espelette
Départ au lever du jour sur la D22 assez passante, mais bien vite je me suis retrouvée à grimper et descendre dans des paysages à couper le souffle. Comme je traverse des zones pastorales interdites à tout engin motorisé, on n’entend aucun bruit. C’est hallucinant. Je m’émerveille d’être là, seule, dans une nature sublime, et surtout d’y être venue à pieds ! Le descriptif est parfois imprécis mais je m’y retrouve quand-même avec le balisage (très espacé toutefois). Me voici donc à Espelette, étape relevée, comme dit un mien ami, après avoir longé des champs de piments. Je suis en chambre d’hôte, le gîte municipal ayant dû fermer pour cause de punaises de lit… Je dormirai dans une vraie chambre avec des vrais draps cette nuit…

6 septembre : d’Espelette à Ascain
Punie jusqu’à midi : départ d’Espelette vers le col de Pinodieta sous la pluie, le vent et le brouillard. Aucune vue et petite angoisse de louper des balises, d’autant plus que le chemin offrait une variante que je ne voulais pas prendre, se confondant ensuite avec le GR 8 qu’il fallait faire bien attention de quitter plus loin ! Mais je m’en suis sortie ! J’ai rencontré 5 groupes de randonneurs en sens contraire, des chevaux et des cochons en liberté. Un patou m’a même accompagnée un bout de chemin… Dès que le ciel s’est dégagé, j’ai pris le temps de savourer le paysage au-dessus d’Ascain avec la mer en arrière-fond. A Ascain, belle chambre d’hôte : j’ai un lit à deux places avec des draps et des serviettes. Pour ma dernière soirée en France, j’ai décidé de m’offrir un vrai repas au resto d’à côté.

7 septembre : d’Ascain à Pasai (Espagne)
Partie très tôt le matin, je suis arrivée à Irun à midi, beaucoup trop tôt pour aller au gîte qui n’ouvrait qu’à 16h. Et là, Luis est arrivé qui descendait tout frais du train. Il avait l’air tout à fait à l’aise et moi, un peu perturbée par cette ambiance de grande ville bruyante. Je n’avais pas trop envie de rester. Du coup, j’en ai repris pour 18 km et j’ai suivi Luis jusqu’à la sortie. Je ne le regrette pas car le chemin est très beau et plus animé. A tel point que le gîte était complet quand je suis arrivée à Pasai et que Mario m’a proposé un matelas par terre. Petite promenade le soir dans ce quartier étonnant où Lafayette et Victor Hugo ont laissé leurs traces… Beaucoup de cris d’enfants et plein de jeunesse sur le camino. Ça me change du tout au tout. Bonne assemblée générale à tous à Weislingen…

Fin de l’étape 5

Photos de l’étape 5
(diaporama automatique en fondu enchaîné)