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ETAPE 3 : LES POUILLES CENTRALES
(du 19 au 22 juin 2025)

 

Jeudi 19 juin : Castelfranco (Campanie) – Celle di San Vito (Pouilles Centrales) (12 km)     > PHOTOS <
     J’ai bien fait de m’arrêter hier à Castelfranco car ces 12 km auraient été « la fin de ma vie » avec l’orage qui nous est tombé dessus. Mais ça y est, je suis dans les Pouilles. Le passage s’est fait dans les hautes herbes sur un sentier détrempé avec des kilos de boue collés sous les semelles. Le trajet n’a pas été simple car chichement balisé et les montées sont aussi rudes que les descentes abruptes. Cependant, le paysage est plus verdoyant.
     Ce matin, 8 heures, temps clair, sec et agréable. Arrivée à Celle di San Vito à 11h avec deux petits arrêts et une bonne dizaine de chiens. C’est extrêmement stressant car dès que je vois une maison, je ralentis le pas pour ne pas alerter les canidés mais c’est peine perdue et je dois donner de la voix, menacer, parfois siffler pour pouvoir passer. C’est à chaque fois 3 ou 4 chiens qui me barrent le chemin!
     Mais revenons à Celle di San Vito perché à 735m, connu pour être le village le moins peuplé des Pouilles (~160 hab.) et enclave de langue francoprovençale, reconnue par l’état italien.
C’est un plaisir de se promener dans les courtes ruelles articulées de part et d’autre de la rue principale et débouchant sur de superbes panoramas. À chaque pas, on pourrait prendre une photo…

Vendredi 20 juin : Celle di San Vito – Troia (18km)     > PHOTOS <
     Départ à 7h30 pour 17km d’asphalte! D’abord en montée ombragée, puis forte descente dans la plaine, enfin route plate, monotone, en plein soleil et insectes. J’ai sorti la « moustiquaire de marche »: efficace! 
     Arrivée vers 11h30 à Troia et présentation de la ville par un guide de l’office du tourisme qui me fera d’ailleurs une visite détaillée de la cathédrale l’après-midi. 
     À l’Ospital del Cammino (auberge des pèlerins), plus de place car un groupe de jeunes occupe le dortoir. Je me retrouve encore une fois seule en B&B. L’asphalte, les chiens, l’absence de rencontres, la chaleur (alerte canicule) commencent à me peser. Je ne sais pas si je vais continuer ou peut-être refaire un saut en bus ou en train pour voir si c’est la même chose plus loin…

Samedi 21 juin : Troia – Castellucio dei Sauri (24 km puis voiture jusqu’à Foggia et train jusqu’à Bari)     > PHOTOS <
Une véritable épopée! 
     Problème de téléphone ce matin qui ne voulait plus m’afficher l’itinéraire. Petit contretemps qui m’a permis de prendre un petit-déjeuner à Troia. Heureusement! Jusqu’à Castellucio dei Sauri,  sentier, route désaffectée, passage dans une entreprise de transformation de gravats, grosse montée jusqu’à Castellucio et… aucune envie de rester.
     Mais… j’ai rencontré Hakim, jeune Marocain de 19 ans, serveur dans une pizzeria le matin et le soir et « taxi » l’après-midi. Il m’a emmenée à la gare de Foggia pour prendre le train pour Bari. Les Pouilles méridionales me conviendront peut-être plus que le reste de la Via Francigena. 
     À Bari, de nouveau, grosse galère pour me loger, toutes les adresses de l’appli étant apparemment obsolètes. Finalement après avoir été éjectée de la cathédrale,  de l’office du tourisme et d’une paroisse, j’ai trouvé un hôtel à un prix correct pour un week-end, en flânant le nez en l’air. Ce soir, promenade au bord de mer pour cogiter.
     Bon,  j’essaie encore l’étape de demain tout en n’ayant aucune adresse d’hébergement. 

Dimanche 22 juin : Bari – Bari 8 km Fin de l’aventure     > PHOTOS <
     C’est décidé, j’arrête! Je suis partie ce matin à 6h de l’hôtel pour une étape de 23 km. Il fait bon et je marche en espérant trouver un café. Au bout de 5 km, toujours rien et un environnement désolant. Je réalise que je m’impose quelque chose qui ne me convient pas du tout. J’aurai essayé mais je préfère garder mon énergie (et mon argent!) pour d’autres projets. 

     Je suis donc à la gare de Bari où je viens de prendre un billet pour Milan. Ce sera de nuit car tout est déjà complet. De là, je vais voir comment rentrer en France…

Du fait des problèmes de réseau sur le parcours et de certaines conditions « matérielles » (canicule, hébergements…)
les comptes rendus n’étaient pas toujours visibles le jour même sur le site.
De toute façon, de part et d’autre des Alpes, chacun aura fait de son mieux.